dimanche, 05 décembre 2010
49 ans et demi
49 ans et demi. Chicoutimi 1961. Ma naissance apporte, semble-t-il au monde, un vent de bonheur sans précédent. En tout cas, pour ma mère. Ce n’est peut-être que la joie, l’exubérance de la délivrance de la douleur après 12 heures de dure labeur et le flot des hormones dans le tapis, mais c’est la joie. Pourtant autour, le monde change. Dylan chante « Blowing in the wind » alors que les premières images couleurs de la guerre du Vietnam neigent sur l’écran de la nouvelle Zénith de la famille. Celle-ci trône dans un coin du salon, devant la chaise berçante et le sofa orange. Quelques tables dénudées où l’on ne trouve que l’essentiel complètent le décor sommaire de ma jeune famille. John Lennon a déjà vingt ans. Le plastique a déjà débuté sa révolution tranquille et permettra bientôt l’apparition des couleurs fluo dont on abusera plus tard. J’ai encore un polar Patagonia mauve et orange qui témoigne de cette époque. Mes vingt ans à moi, c’était les années de la liberté, la glasnost de Gorbatchev, les premiers vols de la navette spatiale, dont un à califourchon sur le dos d’un 747 au-dessus de l’Université. Les premières grimpes aussi. Surtout au pylône et au Champlain, près du Pont Pierre Laporte, décédé tragiquement alors que je n’avais pas encore dix ans, à l’époque où le premier four à micro-onde vient s’ajouter aux instruments de la vie moderne et le téléphone à roulette fait place à celui à pitons. La liberté, c’est le premier appartement, dans le Vieux-Québec. C’est Sting, que je vois par hasard en spectacle au Palais de Chaillot, à deux pas d’un appart où je logeais dans le 16e arrondissement de Paris. C’est la randonnée et les montagnes dans les Rocheuses canadiennes. Finalement, c’est le déménagement en Abitibi, qui en amérindien veut dire « là où s’que fini l’asphalte ». Mais ces souvenirs, s’ils me semblent proches, me plongent dans un abysse quand je les évoque auprès de ceux qui ont aujourd’hui vingt ou trente ans. Comment? Tu n’as pas connu l’ancien forum? Le macramé? Les 45 tours? Les radios à transistor? Les fax? Les bottes de ski de fond avec 3 trous à l’avant? Les lanières de cuir comme mécanisme de sécurité sur les fixations de ski? Les piolets à manche droit? Les frontales à globe incandescent (tu sais avant les LEDs)? Les kangourous Chlorophylle en coton? As-tu déjà vu une carte routière en papier? Bon Dieu que tu es jeune. Bon Dieu que je suis vieux. Comment, tu ne connais pas Dieu? Presque cinquante ans. Cinquante ans. La peau qui commence à flacoter. La force qui n’est plus celle d’il y a vingt ans. Le bedon qui masque mes abdominaux et mes pectoraux, tellement que je ne sais même plus si j’en ai encore. Les fins de semaine à récupérer des efforts du vendredi soir. La fierté sans borne de réussir une 5.10 et le profond désespoir de faillir sur du 5.11. Pour le 5.12 on repassera. La patte qui traine derrière les petits jeunes qui montent les sentiers escarpés. L’entrainement quotidien qu’il me faut faire, juste pour arriver à les suivre. Le souffle qui me manque quand j’essaie de suivre Alexane en vélo. Mon corps qui transpire sans contrôle après 10 minutes d’efforts. Mon cerveau qui préfère écouter les films anglais en version française. La télé qui doit maintenant crier, alors qu’avant je me satisfaisais d’un chuchotement. Et les doubles foyers à mes épaisses lunettes. (Bon pas si épaisse que ça, mais au prix de l’utilisation de la haute technologie. Merci à la haute technologie sans laquelle mes lunettes pourraient servir d’écran anti-balle.) Et je ne vous parle pas maux qui viennent avec l'âge. Dieu, comme le temps est cruel. Comme le temps est cruel. Qu’est-ce qu’il a de positif à vieillir? Y-a-t-il quelque espoir? Probablement. Sinon pourquoi se lever le matin? Alors, pourquoi je me lève le matin? Premièrement, en me levant le matin, je vois Guylaine. Ça, déjà ça débute bien la journée. Puis je croise ma fille, qui à seize ans est encore au lit. Et ça aussi c’est très bien. Ça ne fait pas une minute que je suis debout et déjà j’ai le sourire au cœur. Je ne veux pas désoler les célibataires, ou les gens mariés, ou qui ont des enfants, et qui n’ont pas cette joie, mais ne désespérer pas encore. Là, je vais me raser dans la salle de bain devant l’immense miroir. Et là, je me vois. Et là, je souris. Une chaleur emplit tout mon être devant tant de beauté. Probablement avez-vous le même sentiment en me voyant. Ça fait donc deux minutes que je suis levé et j’ai toutes les raisons du monde d’être heureux. Ensuite, je vais travailler. Faut dire que je travaille moins fort aujourd’hui qu’à mes débuts. Meilleures conditions de travail, gagnées avec l’expérience et les opportunités qui se sont présentées avec le temps. Je travaille aussi plus intelligemment, fruit de l’expérience acquise avec le temps et des erreurs desquelles j’ai appris. Donc, j’ai plus de temps. Plus de responsabilités, mais elles me semblent moins lourde plus je vais de l’avant. Certainement, le salaire y est pour quelque chose. Un truc pour les jeunes, de la part d’un vieux sage : gagnez plus que vous ne dépenser, et cherchez des augmentations supérieures à l’inflation, ainsi vous aurez assez d’argent. L’assurance aussi. L’avenir me fait moins peur aujourd’hui. Probablement parce qu’il m’en reste moins qu’avant. Et aussi parce que ce qui est derrière a plutôt bien été. Et si ces dernières années, ces dernières décennies, ont si bien été, c’est que jamais je n’étais seul à affronter les vicissitudes de la vie. Toujours autour de moi, il y avait ma famille, mes amis. Quel bonheur c’est que de voir grandir Alexane, Guylaine. Quelle joie aussi d’avoir vu grandir les enfants de Team La Prairie depuis dix ans. Et il s’en ajoute encore! D’ailleurs, je garde un souvenir impérissable du moment où Team La Prairie est né. C’était sur un promontoire de la route menant à la paroi des Gunks. Pas la fois de la 5.0, non celle d’avant, avec le couscous et les dix bouteilles de vin. Team La Prairie s’est agrandie avec le temps. Comme la journée à la Montagne d’argent où on a monopolisé toute la paroi à nous autres tout seul. Ou nos sorties à Val David. Ou celles dans les Adirondack ou les White Mountains. Aussi, les moments partagés en expédition, à l’Aconcagua (un immense cadeau), au Mont Rainier, au Mexique et au Mont Hood. Et tous ceux encore à venir. L’espoir. Aussi, les voyages partagés, ceux que vous faites et où je vous accompagne en pensée. Un truc pour les jeunes, de la part d’un vieux sage : entourez vous d’amis, vous serez riche. Finalement, j’ai plein de bonne raison de me lever le matin. Parce qu’aujourd’hui, comme hier, je peux réinventer la suite, appuyé de ma famille et de mes amis. Quand on fait le bilan, c’est plutôt chouette d’avoir bientôt cinquante ans. Et comme le chantait Fernand, « c’est à 50 ans que les femmes sont belles, avant elles sont jolies », j’imagine que c’est aussi vrai pour les hommes. Je lève mon piolet aux 50 ans.
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vendredi, 22 octobre 2010
Un triplé manqué!
Depuis trois mois nous avons préparé ce voyage dans l'ouest américain. Objectif : faire l'ascension du Mt Hood, premier sommet de l'Oregon, du Mt Adams, 2e sommets de l'état de Washington (après le Mt Rainier) et terminer avec le Mt St-Helens, aussi dans l'état de Washington.
Les semaines avant le départ ont été pluvieuses, mais la météo la veille du départ, le 11 septembre 2010, s’annonçait beau pour la semaine.
Nous sommes donc partis le samedi matin de Montréal en voiture pour l'aéroport de Plattsburg, histoire de sauver quelques dollars. (Au final, avec les frais de transport sur les bagages on ne sauvera pas grand chose). De là, un saut de puce vers Boston et une traversé de 5 heures vers Portland, Oregon, où nous sommes arrivés un peu après le coucher du soleil. Juste avant d'atterrir nous avons frôler le Mont Hood de très près en avion et Dorys a fait de spectaculaires photos.

Dimanche matin, nous avons fait quelques courses avant de prendre la route pour le Mt Hood. La courte distance a été couverte en 1h30 de Portland au Timberline Lodge au pied de la montagne. Nous avons donc débuter l'ascension vers 15h30 à travers les pistes du centre de ski.
Nous avons installer notre campement à un peu plus de 9000', juste au-dessus du Palmer Glacier, qui est la bande blanche horizontale que l'on voit sur la photo suivante.

Les conditions étaient exceptionnelles. Pas de vents, pas de nuages, un coucher de soleil magnifique et une température agréable autour de 6 degrés Celcius.

Nous nous sommes couchés tôt et lever vers 3h30. Nous avons pris le départ vers 5h00 à la frontale. Au début le névé est facile à marcher et la pente relativement douce jusqu'au Hogsback, une longue crête au 10 500' où les fumerolles du volcan émettent une forte odeur de souffre. On se trouve alors près de Crater Rock, dans un amphithéatre qui se nomme le Devil's Kitchen. Par la suite, au fur et à mesure que l'on progresse vers le Old Chute à gauche du Hogsback vers la crête sommitale, la pente devient plus abrupte et très impressionnante.

Nous sommes arrivé au sommet vers 8h30 avec une vue imprenable sur le Mt Jefferson, 80 km au sud, Adams et Rainier, respectivement 100 et 200 km plus au nord et le mont St-Helens à l'ouest de Adams.

Nous étions de retour au campement vers 12h00 et le temps de plier bagage et redescendre au Lodge, il était 15h30, et le temps se couvrait. Et le temps se couvrait!
La météo étant incertaine pour les prochains jours nous avons décider de nous diriger vers le Mt St-Helens, plutôt que Adams, car il nécessitait une fenêtre météo plus courte. Après avoir coucher près du Mt Hood le lundi soir dans un hotel cheap mais confortable, nous nous sommes diriger vers la ville de Cougar pour installer notre campement et nous procurer un permis. (comptez quatre heuires de route du Mt Hood à Cougar). Contrairement à ce nous avions comme information, il n'est pas possible de se procurer un permis sur place, il faut les acheter sur internet d'avance. Il n'y en a que 100 de disponibles par jour (17$). Pas de permis, pas de sommet! (on est limité à 4800', à la limite des arbres). On a tout essayer pour se procurer un permis, mais sans succès. Nous nous sommes donc limité à une petite excursion de quelques heures à la limite de ce qu'on peut faire sans permis. Au final, le temps s'est couvert et on aurait probablement pas atteint le sommet anyway.

Belle surprise cependant dans l'exploration que nous avons fait plus tard ce mercredi, d'une longue caverne de plus de 2 km, la Ape Cave. Vraiment surprenant!
Là, la température est vraiment peu propice à l'alpinisme et nous décidons de retourner à Portland. Le concierge du TravelLodge, où finalement on a couché plus souvent que sous la tente, nous propose de visiter la route historique qui longe la rivière Columbia.
Ce sera, au final une belle journée où nous allons de surprise en surprise. On verra de magnifiques promontoire et pas moins de sept (7) chutes, dont la dernière est la plus importante des États-Unis, et fait 650' de haut. Plusieurs sentiers permettent de faire un peu de sport. C'aura été une belle journée!
La météo reste au pas beau fixe et Adams serait impossible à faire dans ces conditions. On fera un détour par Seattle pour une visite sous un ciel gris, froid et humide. Le samedi on revient par la route "scénique" qui longe la côte et qui n'est pas si scénique que ça! Donc retour sur Portland et avion tôt dimanche.
Morale de cette histoire. En montagne on est à la merci de la météo et une semaine c'est court! Cependant, on gardera un souvenir mémorable du Mt Hood.
Plus de photo ici
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mardi, 17 février 2009
Deux barbus au Mexique
Le 17 janvier 2009, Daniel et moi sommes parti au Mexique pour une courte visite des environ de Mexico. Au programme, visite d'église, marche dans les quartiers populaires et ascension de La Malinche (4400 m).
Samedi 17 janvier, Daniel me précède de deux heures à l'aéroport de Mexico. En effet nous ne sommes pas sur les mêmes vols car j'ai décider à la dernière minute de me joindre à Daniel, qui lui a décider de cette destination il y a 3 mois. De l'aéroport on prend le métro vers le "centro historico" ("centre historique" pour ceux que leur espagnol est loin) au coût de 2 pesos (environ 20 cents canadien). Vraiment pas cher! Sauf que j'ai donné un billet de 200 pesos et que je n'ai pas repris toutes la monaie qui me revenait. J'ai dû faire la journée de la vendeuse.
On s'est rapidement installer à l'Hotel Isabel, puis nous sommes allez marcher sur le zocalo (la place centrale) au centre duquel trône un immense drapeau mexicain. En cette fin d'après midi nuageuse nous avons visité la cathédrale et les rues avoisinantes. Pour trouver un resto (café La Blanca) nous avons remonter l'avenue 5 de mayo (5 de mai et non 5 de mayonaisse). Ensuite nous avons déambuler sans but précis autour du zocalo pour aboutir au musée de la ville de Mexico où un groupe punk rock "Las tres gracias" donnait un spectacle survolté.
Chose surprenante, la pollution ne semble pas pire qu'à Montreal.
Dimanche le 18 janvier, nous nous sommes lever tôt, 6h30, (on est en vacances quand même!) et il faisait nuit noir. En 10 minutes on est passé en plein jour. Après un coûteux (presque aussi cher que notre hotel, à la décharge du resto ce ne sont pas eux qui sont cher mais l'hotel qui est tres abordable) déjeuner au café La Blanca, on assiste (good timing) au lever du drapeau sur le zocalo, qui il faut le dire est en face du palais présidentiel.
A 8h45 nous sommes au Terminal Norte pour prendre l'autobus qui nous mennera vers le site des pyramides de Teotihuacán. Le site qui fait plus de 2km de long présente une pléthore d'artéfacts, dont les joyaux sont la pyramide du soleil et de la lune. Les pyramides sont construites comme des poupées russes, une par dessus l'autre, une nouvelle "couche" à tout les 50 ans. L'organisation du site et sa mise en valeur nous donne une idée de la vie dans cette grande cité à l'époque de son apogée.
Au milieu de l'aprés midi nous somme de retour a Mexico où nous visitons la cathédrale de la Guadalupe, qu a la particularité d'être croche car elle coule dans le sol.
En fin de journée on se dirige vers le Coliseo afin d'assister à un match de lutte. Ambiance mexicaine, on rit ferme. Poupounes et lutteurs masqués à profusion.
Lundi 19 janvier on se dirige en autobus vers la ville de Puebla. Le trajet qui prend environ 2 heures nous donne un premier point de vue sur le Popocatepelt (Popo pour les intimes) et l'Iztaccihuátl (Izta pour les intimes, mais vous l'aurez deviné), deux volcans de plus de 5000 m, aux cimes enneigées. En passant de l'autre coté d'un col on arrive dans la vallée de Puebla avec le volcan de La Malinche en arrière plan.
On passe l'après midi à marché autour du zocalo et des rues incontournables décrites dans les guides touristiques. Partout on croise des étuidiants et des écoliers en costume. Puebla a une université imbriquée dans la vieille ville. La ville, surtout autour du centro historico, est superbe. Il y reigne une atmosphère de vacances. Le soleil est chaud et l'ombre confortable, les gens sont relax. Malgré ses 2 millions d'habitants, Puebla à un coeur paisible. Cette ville me rappelle Nice, Monaco et Valparaíso.
Puebla est la capitale de la faience et elle le montre bien. Il y en a partout. Les adresses des maisons, le nom des rues, les décorations des maisons et des toitures, même les bornes routières en sont décorées.
En fin de journée on se dirige vers le Cerro Guadalupe qui s'avère décevant, puisque rien n'est ouvert. On était venu en collectivo (petit bus a 5 pesos) et on revient à pied.
Finalement on retourne au zocalo pour souper et commander la spécialité locale, le mole poblano, des tacos dans une sauce au chocolat épicé. Pas un grand succès ça non plus.
Fait remarquable, on note à travers nos déambulations, que les magasins d'un même type sont souvent concentrés sur une rue. Vous cherchez des souliers, tous les marchants sont sur le même paté de maison. Vous voulez faire des photocopies, c'est la même chose!
Mardi 20 janvier. Après avoir acheter des patisseries dans une boulangerie pour déjeuner (maintenant nos déjeuners nous coûtent moins cher) on prend un collectivo vers Cholula, un village en banlieu de Puebla à une dizaine de kilomètres. Cholula est réputé pour sa pyramide détruite, sur laquel les espagnols ont construit une petite église.
La grandeur du site et le fait qu'on peut visiter l'intérieur de la pyramide en font une visite impressionnante. Si on regarde vite, on pourrait croire qu'il s'agit d'une montagne! Du haut de la pyramide, on a un superbe point de vue sur le Popo, Izta et La Malinche.
De retour a notre hotel de Puebla, nous prenons un taxi (300 pesos à deux) pour le centro vacacional de La Malinche. Après deux heures de route on arrive à un Centro Vacacional, mais pas celui qu'on veut! Notre chauffeur était perdu. Il s'informe et on l'aide à atteindre notre point de départ à l'intérieur du parc national de La Malinche. Finalement ça aura pris 2h30 et couté 350 pesos. On s'installe dans notre chalet pour 6 personnes (on paie d'ailleur pour 6 personnes, même si nous ne sommes que deux) et on fait une pause sieste. Quand on se lève pour aller souper, on découvre que le resto du parc est fermé, de même que le dépanneur... et on n'a pas rien a bouffé pour la rando du lendemain!
Finalement, en se promenant on trouve à l'entré du parc un snack et un dépanneur tenu par Julio Cesar. On achète ce qui reste de stock, c'est à dire une tablette de chocolat des peanuts et des barres tendres. Avec deux gels et un clifbar que j'apporte de Montreal, ce sera tous ce que nous aurons pour faire l'ascention de La Malinche.
Mercredi 21 janvier, on se lève à 7h00 dans le calme plat. Le centro vacacional semble désert, pas même un chien (l'endroit est reconnu pour ses nombreux chiens errants qui vous suivent jusqu'au sommet). On rassemble l'essentiel dans nos day packs et on dépose nos gros sacs à dos chez le gardien du parc. A 7h30 on entame le sentier qui suit une route sinueuse dans une belle forêt de conifères. On progresse à un rythme régulier sur le sol gelé. Le sentier est facile à suivre, ça sent bon, on est seul sur la montagne, le soleil brille... la vie est belle. Sous le sommet on croise un groupe de 4 randonneurs et quelques minutes plus tard on arrive nous même au sommet (4400 m) après 4 heures de marche. On lunch brièvement sur le sommet qui est tout petit, car on a pas un gros lunch. Ensuite on redescend au centro vacacianal à 3300 m d'altitude en 2 heures.
A 13h30 on lunch chez Julio et on se cherche un moyen de retourner à Puebla. Oublions le taxi, il ne viennent pas ici chercher du monde. Après avoir parler à plusieurs personnes on comprend qu'il y a un collectivo qui passe à 17h00 pour Apizaco, un village au pied de la Malinche et un bus qui va a Puebla au 17h15. On passe donc le reste de l'après midi à faire la sieste au soleil. Un peu après 17h00 le collectivo arrive et "un tiens vaut mieux que deux tu l'aura" on embarque car on est pas certain que le bus de Puebla va se matérialisé. Le collectivo va chercher des travailleurs plus bas au stationnement et lorsqu'on remonte vers l'entré, le bus de Puebla est là. Alors on change de place et on embarque dans ce bus qui devrait nous ammener à Puebla pour 25 pesos (2,50$).
Le bus tourne rapidement à gauche alors qu'on était arrivé par la droite. Hum... Le bus emprunte le chemin de brousse qui fait le tour de la montagne. J'ai l'impression qu'on est dans la jungle, au bout du monde. En fait ce n'est pas une route, ni un chemin, c'est une trail. Après une demi-heure de monte-descend, avance-recule pour prendre des courbes trop serrées, on s'arrête pour prendre des paysans avec leur récoltes de la journée (ils ont des fagots de branches). Par la suite, au 10-15 minutes on va prendre et laisser du monde le long des champs qui bordent la route. Ce voyage à lui seul vaut la peine, on découvre le mexique profond. C'est pittoresque et chaleureux. Une heure et demi après notre départ on arrive à Puebla. Il fait nuit. On prend un taxi pour se rendre à notre hotel et se tapper un bon spagetti sur le zocalo.
Jeudi le 22 janvier, on prend le bus pour aller à Taxco. Comme il n'y a qu'un seul bus direct pour Taxco on opte pour un des départ à l'heure (9h30) pour Cuernavaca. On arrive finalement à notre hotel (los arcos) vers 16h00.
Vendredi 23 janvier sera une autre journée spectaculaire. Tout d'abord on monte, à pied, au Christo, une statue qui ressemble à celle emblématique de Rio De Janeiro, et qui surplombe la ville de Taxco. On rejoint la gare d'autobus en taxi. Le taxi de Taxco sont tous des coccinelle de Wolkswagen. C'est probablement dû au fait que ce sont les seul voiture qui passe dans les étroites rues de la ville. La course en vaut vraiment la peine, on se croirait dans les montagnes russes.
De la gare on se rend aux grottes de Cacahhuamilpa, à une trentaine de kilomètres au nord. Après une semaine à visiter des cathédrales bâtie par les espagnols et les mexicains, nous voila dans une cathédrale naturelle décorée de stalagtites et de stalagmites aux formes, aux couleurs et aux textures variées. Ils sont tout petit ou grand comme des maisons. La portion que de la grotte que l'on peut visiter fait 2 km de long. Des jeux de lumières donne un effet saisissant à l'ensemble. Cette visite fut l'un des points forts de notre semaine.
Samedi le 24 janvier, la semaine s'achève et nous quittons Taxco en bus à destination de Mexico. Arrivé vers 11h00, on part de l'hotel à 12h00 en direction du Mexico moderne en marchant le long de l'avenida Paseo de la Reforma, jouxtée de ses édifices récents et parfois extravagants. On part à la hauteur du Museo Bellas Artes et Monumento a la Revolution en se dirigeant vers le parc Chapultepec. Au parc je me fais prendre dans un spectacle de clown pendant une heure et on fini par aller visiter le magnifique Castillo.
On retourne a l'hotel en passant par la Zona Rosa, un quartier intéressant. Puis on coupe à travers le quartier chinois.
Et c'est la fin de notre voyage. Demain c'est le retour à Montreal. Chaque jour aura été différent, comme si on avait visité différents Mexique. De la foule de Mexico à la solitude de la Malinche. Des ruines millénaires aux édifices moderne. De la beauté des constructions aztec et espagnol à celle de la nature. De la fraicheur de nuit de mexico et de la Malinche à la chaleur de Puebla et de Taxco. Des citadins des villes aux paysans des campagnes. Du quatier populaire aux trappes à touristes. Notre voyage fut intense et marquant. Quant on pense qu'on est resté dans un rayon de 200 km de Mexico, c'est dire les découvertes qu'il nous reste à faire.
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mercredi, 16 juillet 2008
Mont Rainier 2008
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Nous voici de retour d'une nouvelle aventure, cette fois çi il s'agit du Mont Rainier (4300 m) situé dans l'état de Washington au Etats-Unis. Le Mont Rainier est le sommet le plus élevé des états "continentaux" des USA. Le glacier Emmons, que nous avons gravi, est aussi le plus grand des "lower 48 states".
Nous sommes donc parti le 5 juillet 2008 en avion à destination de Seattle, où nous avions loué une voiture (un Toyota Hilander).
Après environ une heure et demi de route et quelques achats (bouffe) à Enumclaw, nous sommes entré dans le Parc National du Mont Rainier.
Daniel et moi avons rejoint Anne et Patrick qui étaient arrivé la veille en motorisé au camping "White River campground", sous un ciel plutôt gris et pluvieux.
Étant arrivé en fin de journée, alors qu'il était tard pour nous en raison du décallage horaire, nous nous sommes couché tôt.
Le lendemain (dimanche) nous sommes allé visité le "Sunrise visitor center" et nous avons fait une courte excursion sur la trail du "Sourdouch". La brume envahissait la vallée, mais le visitor center était juste audessus de nuages.
Ceci nous a permis d'avoir notre premier point de vue sur la montagne.
Le camp Shurman, qui nous servira de camp de base, se situe derrière la pointe du V inversé, que l'on distingue derrière les arbres.
La voie que nous avons suivi pour aller au sommet, passe en ligne droite dans le corridor situé juste à gauche du camp Schurman.
Nous avons passé le reste de la journée de Dimanche à explorer la vallée de la White River une fois que les nuages se furent dissipés. Nous avons marché quelques pas sur l'extraordinaire "Wonderland trail", un sentier de 93 mi, qui fait le tour de la montagne parmi des forêts d'immense conifères et de prairies alpestres recourvertes de fleurs.
Lundi matin, nous avons préparer nos sacs pour nous diriger vers le camping "Glacier Basin".
Nos sacs étaient lourd, en raison, entre autre, de la nourriture qui devait nous permettre de demeurer 5 jours sur la montagne. Normalement le monde passe moins de temps et on donc des plus petits sacs.
Le sentier "Glacier Basin" d'une longueur de 5 km, monte graduellement et suit la rivière jusqu'à sa source, le glacier Inter". Des innondations ont endommagé le sentier sur plus d'un kilomère en 2007.
Le sentier suit un ancien (1900) chemin menant à une mine de cuivre (1915-1930). Bien que le sentier a été réhabilité on trouve ça et là d'ancien vestique de cette activité minière.
La montée au terrain de camping nous a pris environ deux heures et nous avons pris le temps de luncher près d'un cours d'eau à l'ombre des sapins.
Le sentier se termine dans une prairie où les arbres sont dégagés.
Nous nous sommes installés conformablement à "Glacier Bassin" en fin d'après-midi. Nous sommes alors allé explorer le sentier en direction du glacier Inter que nous allons suivre demain.
Mais avant nous devons mettre nos sacs et la nourriture à l'abri des razia de petits rongeurs de la montagne.
Certain de ces rongeurs sont gros comme des marmottes, en fait je pense que se sont des marmottes!
Lundi soir, le soleil s'est lentement coucher sur les montagnes alors que nous finissions de souper.
Le lendemain, mardi, nous quittons le camping de Glacier Bassin, qui marque la fin des sentiers et le début du "climbing" (qui requiert un permis spécial), non sans remarquer les jolies fleurs sur notre passage. Se seront les dernières pour quelques jours.
Après une heure, nous atteignons la base du glacier Inter, en suivant une haute morraine latérale. A ce point çi on est juste un peu plus haut (2000 m) que le Sunrise Visitor Center que nous avons visités en voiture il y a quelques jours.
Le glacier Inter monte sur 700 m en trois pentes qui font qu'on pense arriver au bout de la montée trois fois! La montée prend environ 2h ou 2h30 et est assez soutenue. On distingue dans l'ombre une bourlet blanc qui est en fait le sentier qu'on descend sur les fesses. La descente prend un vingtaine de minutes.
Bien que la pente semble faible elle est néanmoins assez accentuée.
Abrité du vent, le soleil chauffe fort. Reflété par la neige du glacier il a réussi à me donner un coup de soleil sur les genoux malgré la crème solaire SPF45.
Daniel monte sans crampons dans les traces laissées par les autres groupes les jours précédents. Dans deux semaines le glacier sera probablement sec, c'est à dire directement sur la glace et les crampons seront nécessaires.
Arrivé au sommet du Inter Glacier, on passe l'autre coté de la crête pour appercevoir le bout de chemin qu'il nous reste à faire sur le Glacier Emmons. On passe tout près du Camp Curtis que l'on n'appercoit pas facilement au sommet de la crête. Sur la photo suivante, prise lors du lunch du midi, on voit très clairement la trace à suivre pour aller au Camp Schurman, sitée a peu près à la même hauteur (2900 m).
Comme le glacier Emmons est crevassé (le glacier Inter, l'était aussi mais moins nombreuse et clairement visibles) nous nous encordons.
Un fois encordé, on traverse jusqu'au Camp Schurman (2900 m) en environ une demi-heure. Dans notre cas nous avons quitté Glacier Bassin à 10h00 et rallié Camp Schurman à 15h00. Le Camp Schurman sert de refuge au ranger résident et sert de refuge de secours durant l'hiver alors qu'aucun ranger n'est présent. Derrière le camp on voit la toilette, très bien ventilée et confortable. Il n'y a pas de papier, mais du Purrel en masse!
Avant de souper, on installe nos tentes sur un site pierreux, perché quelques mêtres au-dessus de glacier et d'une crevasse!
De notre campement nous pouvons contenpler l'ensemble de la voie que nous devons prendre pour atteindre le sommet. La voie se nomme "The corridor" pour des raisons évidentes. Elle suit une corridor naturel entre deux séries de crevasses parallèle. Dans la partie inférieur droite de la photo on voit le court segment qui menne à "Emmons flats", 100 m plus haut et derrière la longue cravasse horizontale qui coupe la photo au centre à gauche. Le sentier passe par la suite sur une pente douce juste au-dessus de cette crevasse et en forme d'entonnoire inversé. Il menne à une bande de glace à gauche et qui va en diagonnale vers le sommet en traversant deux grandes sections de crevasse.
La photo suivante donne une idée des crevasses qui travesse le Emmons Glacier dans la section menant au Camp Schurman.
Comme il n'y a pas d'eau au dessus du Inter Glacier, une de nos principales activités consiste à faire fondre de la neige. Ici on se sert du réchaud, mais on avait aussi un sac étanche qui nous a économiser beaucoup de naphta. Incidemment nous avons consommé 3 litres de naphta pour 4 personnes pendans 5 jours! (Nous en avions apporté 5.5 litres). Pour l'eau à boire nous la traitions au Pristine, dès que la neige était fondue. Pour la cuisson, on la faisait bouillir quelques minutes afin de la consommer immédiatement sous forme de bouillon, de café, de chocolat chaud ou pour les lyophylisés.
Mercredi durant la journée, on prend ça relaxe. On prépare la cordée, les cuissards, les prusik et tout ce qu'il nous faudra pour l'assault final cette nuit. On regarde les cordées qui reviennent de leurs tentatives. Elles arrivennt entre 8h00 et même au début de l'après-midi. Cela nous permet de confirmer la route à suivre. On écoute aussi le récit des équipes qui reviennent.
A la fin de l'après midi, on est fin prêt et on a hâte de partir à notre tour. Le ranger prend de nos nouvelles et j'en ai profiter pour confirmer certain éléments de la voie. Après un souper ordinaire, on se couche vers 18h00 afin de se réveiller à 22h30, dans le but de quitter vers 11h00 ou 11h30. Finalement à 10h30 on se leve sans avoir vraiment dormi. On se fait quelques brevage chaud (et Daniel, des oeufs), on s'équipe et on est prêt à partir. D'autres équipes se lève vers 23h00 et le campement est en effervescence. A 00h08 nous sommes la première cordée à décoller.
Vers 4h00 le soleil se lève à l'horizon derrière nous. Le vent souffle fort et il fait froid.
Le soleil illumine rapidement le décor et on prend conscience de l'immensité du glacier sur lequel nous nous trouvons.
Plus bas la brume matinale recouvre les vallées et les sommets moins élevés.
Il est environ 5h00 du matin et la progression continue malgré un vent singlant et un froid mordant.
Tout au long de notre progression on rencontre des sections où les crevasses on la taille de maisons.
A 6h00 le vent souffle fort depuis plusieurs heures et le froid en affecte plusieurs. Nous sommes maintenant à 4200 m, juste sous le schrund et nous nous dirigeons vers le "Liberty saddle". A chaque pas, le vent, que je n'ai jamais vu si violent, nous force à marcher lentement et conciensieusement car sur une pente à 45 degrés, longue de 1000 m, il n'y a pas de chance à prendre. Pour deux pas en avant, le vent nous fait reculer d'un pas. Parfois il est si fort qu'il nous couche par terre. Le vent nous giffle des grains de glace gros comme des grains de maïs. Comme la situation ne semble pas s'améliorer, nous décidons de rebrousser chemin, même si près du but. Après nous toutes les autres cordées feront de même. Le guide de la seconde cordée nous dira en passant "wise decision".
Une seule personne a atteint le sommet ce jeudi. Il montait seul. Tout au long de la nuit il collait aux fesses de Patrick à la fin de notre cordée. Quand Patrick lui a demandé de nous dépasser car il allait plus vite, celui-çi à décliner l'offre indiquant qu'il n'avait pas de frontale. On est pas de la même école! Dès que le soleil est sorti il a foncer comme une balle devant nous.
A 4000 m le monde est à nos pieds, mais il faut encore négocier les crevasses.
Les autres cordées nous suivent sur la descente vers le Camp Schurman.
Anne, Patrick, Daniel et moi (Jean).
De retour au Camp Schurman, à 10h00, le vent continu de souffler fort au sommet (ce ne sont pas des nuages, mais plutôt de la glace soufflée par le vent).
Jeudi après-midi, alors qu'on se la coule douce, un hélicoptère qui est venu faire des exercice de sauvetage sur le Steamboat Prow. Ils ont même descendu une personne sur le buton qui a photographier l'hélico et est retourné dedans.
Vendredi, finalement nous sommes retourné à White River. Après avoir regarder les photos sur le portable de Patrick en buvant un mousseux (merci Anne et Patrick). Ensuite nous sommes allé manger un hamburger dans une brasserie de Greenwater, le village le plus proche et où le chef avait l'air d'un hell's angel.
Samedi, nous retournons vers Seattle, le Mont Rainier et visible dans le rétroviseur, bien que nous soyons à Enumclaw à 40 km du sommet.
Même à Seattle le Mont Rainier reste visible et majestueux à
15:05 Publié dans Travel | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Rainier
jeudi, 27 septembre 2007
Un autre blog de Jean
mon blog sur l'agilité en développement de logiciel avec Scrum
17:47 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




















































